Histoire du Temple de l'Etoile
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du Temple de l'Etoile.
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(Ce texte a été écrit par Christian Thurneyssen
pour le centenaire du Temple de l'Etoile en 1975. Il a été
complété grâce à des indications de son neveu:
Guy Mirabaud.)
Le Pasteur Eugène Bersier
A l'origine de la paroisse de l'Etoile brille la figure assez exceptionnelle
d'Eugène Bersier, de qui la vocation
difficile et passionnée s'est accomplie dans la création
de l'église de l'Etoile.
Eugene Bersier descendait de huguenots français réfugiés
en Suisse à l'époque des guerres de religion.
Né à Morges en 1831, il perdit son père de bonne
heure, et sa mère dut l'élever, comme ses autres enfants,
dans des conditions matérielles très difficiles.
Dans ses études au Collège de Genève il marqua d'abord
plus de goût pour le sport, et la bagarre, que pour le travail.
Contraint de redoubler la classe de Quatrième, il prit brusquement
conscience des sacrifices que s'imposait sa mère pour faire face
à l'éducation, et aux études, de ses enfants, et
résolut alors de ne plus charger en rien son budget.
Pour y parvenir, il s'efforça de donner des leçons particulières,
tout en apportant à sa propre tâche un zèle jusqu'alors
inconnu.
L'instruction religieuse éveilla sa vocation de pasteur. Mais cette
vocation devait être marquée d'une longue série d'élan s
de ferveur, et de crises de doute décourageant.
Sa mère avait dû s'établir en Russie, dans une famille
où elle remplaçait, en qualité de préceptrice,
sa fille aînée, revenue en Suisse pour se marier. Eugène
Bersier, dans la fougue de son indépendance, jugea trop pesante
son existence genevoise, et résolut de s'en aller aux Etats-Unis.
Après un voyage épuisant, il y connut un grand dénuement,
par un hiver glacial où les ébranlements religieux s'ajoutaient
aux difficultés matérielles. Il finit pourtant par trouver
une place dans une école de New-Rochelle, et cette situation lui
permit d'épargner les sommes nécessaires pour revenir à
Genève, et y faire ses études de théologie.
Ainsi regagna-t-il la Suisse en 1850. II était âgé
de 19 ans. Eugène Bersier demeura trois ans à l'Ecole de
Théologie de la Société Evangélique, couvrant
les frais de sa subsistance par des leçons particulières
qui l'absorbaient chaque jour pendant six heures...
Puis, sans se détacher de Genève, il vint en France, pays
vers lequel il se sentait attiré par un sentiment très fort,
où l'atavisme, sans doute, n'intervenait pas seul.
Grâce à la recommandation d'amis genevois, il fut accueilli
à Paris par plusieurs familles qui, toutes, étaient liées
à la chapelle de la rue Taitbout. Celle-ci, église «
libre », ne méconnaissait pas pour autant sa fraternité
avec l'Eglise Réformée.
Bientôt Bersier fut appelé à présider des cultes
tant à Paris qu'en banlieue, et particulièrement à
la chapelle de la rue Servandoni, qui devait devenir l'église du
Luxembourg.
Il collabora à la Revue Chrétienne, dont le rédacteur
en chef, Henri Hollard, le recevait fréquemment chez lui. C'est
dans ce foyer qu'il rencontra la fille aînée de M. Hollard.
Celle-ci devint bientôt sa fiancée, et devait être
pour lui la plus tendre et la plus efficace des épouses.
Pendant ses fiançailles, Eugène Bersier reprit en Allemagne,
à Halle, à Gttingen, des études qui ne tardèrent
pas à être interrompues par son mariage. M. Hollard venait
d'être nommé professeur à la Faculté des Sciences
de Poitiers, et souhaitait que le mariage de sa fille eût lieu avant
son départ.
Le mariage fut célébré en 1855, dans une petite chapelle
de la rue Royale, par le pasteur de Pressensé.
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Faubourg Saint-Antoine
Enfin Bersier, pasteur, se vit confier un poste au faubourg Saint-Antoine.
C'était, c'est encore, le quartier des artisans du meuble. Dans
ce milieu presque entièrement catholique mais détaché
de la religion, ce n'est pas tant le protestantisme, c'est l'Evangile
que Bersier voulait apporter.
Bientôt le petit local du passage Saint-Bernard ne suffit plus à
recevoir des auditoires de plus en plus nombreux, et Bersier dut louer,
dans le même passage, un atelier qu'il aménagea tant bien
que mal en chapelle. Ce fut sa première église.
Entre 1855, année de sa consécration, et 1856, il entreprit
des voyages en Grande-Bretagne, en Hollande, pour y collecter des fonds
en faveur de plusieurs uvres religieuses qui ne pouvaient se passer
du concours des nations protestantes. Bersier jugeait cette activité
tout à fait ingrate, mais il l'acceptait pourtant. De retour au
faubourg Saint-Antoine, il reprit ses réunions avec joie : «
On ne peut être plus heureux, disait-il, en arrivant au Ciel !»
En 1858 son oncle Victor de Pressensé l'appela à l'aider
dans ses fonctions de représentant à Paris de la Société
Biblique Française et Etrangère. Bersier quitta alors le
passage Saint-Bernard, et s'installa dans une maison des Batignolles.
Mais sa nouvelle activité convenait mal à ses goûts
et à ses préoccupations.
Il fut donc ravi de remplacer l'un des pasteurs de la Chapelle Taitbout,
envoyé aux Etats-Unis. Eugène Bersier et Victor de Pressensé
se partageaient ainsi la charge de cette église, prêchant
aussi, alternativement, à l'église du Luxembourg qui n'avait
pas de pasteur titulaire.
En 1861, Bersier fut nommé pasteur auxiliaire de la chapelle Taitbout.
Cinq ans plus tard, cherchant pour la santé de ses enfants à
s'installer dans un quartier plus aéré, il s'établit
216, boulevard Pereire, tout près du Bois de Boulogne. Bersier
ne tarda pas à organiser des réunions religieuses dans une
petite salle de Neuilly, toute proche. Cette salle devint vite trop petite,
et Bersier parvint à en trouver une autre, plus vaste, avenue de
la Grande-Armée. Voici comment Madame Bersier, dans ses souvenirs,
décrit le quartier tel qu'il était à cette époque
:
L'avenue de la Grande-Armée était
positivement en friche. Des escouades d'ouvriers terrassiers y traçaient
les contre-allées des deux côtés de l'allée
centrale. Sur la gauche, en venant de Neuilly, on longeait des terrains
à vendre, très étendus et plantés de beaux
arbres que la cognée allait bientôt renverser. Sur la droite,
du côté sud de l'avenue, se dressaient, de distance en distance,
de sordides bicoques de banlieue. Les familles d'ouvriers en promenade
s'y arrêtaient le dimanche pour se rafraîchir. Dans la semaine,
ces masures étaient fréquentées par les travailleurs
de l'avenue et la triste engeance des rôdeurs de barrière.
Une seule maison bourgeoise s'élevait de ce côté.
Grande, haute, de très bonne mine, toute neuve, elle semblait en
attendre d'autres. Elle avait quatre étages. Au rez-de-chaussée,
à côté de la porte d'entrée, se trouvait un
grand local non loué encore.
Bersier ne se contenta pas de louer ce rez-de-chaussée: il en fit
abaisser le sol, pour disposer d'une tribune bien appropriée à
la célébration du culte. Pour assurer l'équilibre
financier d'un pareil programme, il fit appel à quelques familles
protestantes qui habitaient dans le voisinage.
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la chapelle de l'Etoile
La nouvelle chapelle fut inaugurée le 15 septembre 1869, et l'affluence
fut grande, mais ne diminua pas les dimanches suivants, bien que le culte
fut fixé à 16 heures, pour ne pas détourner les assistants
des cultes matinaux de leurs propres paroisses.
Le premier Conseil de l'Etoile, constitué en mars 1869, dut constater
l'étroitesse du local, et prit, dès le mois de novembre,
la grande décision d'édifier une église plus vaste.
Un terrain se trouvait disponible de l'autre côté de l'avenue,
presque en face de la nouvelle chapelle, mais en 1870 les pourparlers
d'achat furent interrompus par la guerre franco-allemande.
Le culte fut arrêté pendant le siège de Paris, une
ambulance ayant été installée dans la chapelle. Il
reprit le 27 mars 1871, pour être à nouveau suspendu à
la suite d'une canonnade qui avait endommagé le bâtiment,
et ce n'est que le 18 juin 1871 qu'il put de nouveau être régulièrement
célébré.
Dès 1873, le projet de construction était repris. Le terrain
primitivement choisi put être acquis, des dons étant recueillis
au profit d'une société immobilière constituée
à cet effet.
Quant à la « Chapelle de l'Etoile », elle devenait
le 1er juillet 1873 indépendante de l'église de la rue Taitbout,
sous l'autorité d'un « Comité directeur de l'uvre
Evangélique du Quartier de l'Etoile ». M. Bersier n'en demeurait
pas moins l'un des pasteurs de l'église de la rue Taitbout, et
c'est à cette époque qu'il formula une profession de foi
qui vaut d'être rappelée :
Cette Eglise proclame l'inspiration divine,
l'autorité et l'entière suffisance des Saintes Ecritures
de l'Ancien et du Nouveau Testaments. Elle professe la foi en un seul
Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Elle reconnaît que dans
l'état de chute, de péché et de condamnation de l'homme,
il n'y a pour lui qu'un seul moyen de salut, savoir la foi en Jésus-Christ,
Dieu manifesté en chair, seul médiateur entre Dieu et les
hommes, mort pour nos péchés, ressuscité pour notre
justification, et élevé à la droite de Dieu, d'où
il communique aux siens, élus selon la prescience du Père,
pour être sanctifiés par l'Esprit, pour obéir à
Jésus-Christ et pour avoir part à l'aspersion de son sang,
toutes les grâces nécessaires à la repentance, et
à la régénération, et à la persévérance
dans la foi et dans les bonnes oeuvres, en attendant qu'il revienne pour
ressusciter les morts, juger le monde en justice et mettre les siens en
possession de la vie éternelle.
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L'église de l'Etoile
La nouvelle église, bâtie sur les plans d'un architecte
suédois, M. Hansen, fut ouverte le 29 novembre 1874 par un culte
solennel où officiaient les pasteurs Durand-Dassier, Edmond de
Pressensé et Roger Hollard. Texte : « allez, et enseignez
toutes les nations ».
Mais si le nouvel édifice était à la mesure des auditoires,
la tâche du pasteur n'en était nullement allégée,
et, dès 1875, la création d'un second poste fut reconnue
nécessaire.
Le premier titulaire en fut le pasteur Edmond Stapfer,
qui prit ses fonctions en 1876. II les exerça jusqu'en 1889, avant
de prendre en charge l'église de Passy.
L'Etoile, jusque-là église libre, fut rattachée à
l'Eglise Réformée Evangélique en 1877, conformément
au vu du Comité Directeur, et en 1882 à la paroisse
des Batignolles.
L'année 1888 vit l'arrivée du pasteur Jules
Vinard, nommé suffragant de M. Bersier. Mais leur collaboration
fut de courte durée, puisque le fondateur de l'Eglise devait disparaître
subitement le 19 novembre 1889, au retour d'une réunion d'évangélisation
organisée boulevard Barbès.
L'hommage qui lui fut rendu beaucoup plus tard, au centième anniversaire
de sa naissance, par le pasteur Henri Monnier,
contient, à propos de la personnalité de Bersier, un passage
dont la lumière peut nous éclairer encore
Il n'y a pas beaucoup d'hommes sur la tombe
desquels on puisse écrire ce qui est gravé sur la plaque
commémorative de l'Etoile: « J'ai cru, c'est pourquoi j'ai
parlé. » La parole, chez Bersier, était un témoignage.
On parle d'éloquence naturelle. Cela peut être vrai pour
d'autres, mais non pas pour Bersier. On l'a dit, l'éloquence n'était
pas pour lui un don de la nature, et ses maîtres ne semblent pas
en avoir eu tout d'abord conscience. Elle a été un don de
la grâce. Elle a été donnée au croyant, et
c'est de la puissance de ses convictions qu'a jailli cette parole incomparable,
qui était l'expression même de sa foi.
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Après Eugene Bersier
Le pasteur Vinard restait seul à la tête de la jeune paroisse.
Le Conseil fit alors appel au pasteur Isaac Picard,
qui rejoign it
l'Etoile en 1890. Son ministère y devait durer près de trente
ans, et fut marqué de sa participation aux travaux de préparation
de la loi de 1905 consacrant la séparation des Eglises et de I'Etat.
Dès 1897 un troisième pasteur avait été appelé
à l'Etoile en la personne de M. Henri Monnier.
M. Monnier, d'abord Directeur de l'uvre Populaire de l'Etoile, devint
bientôt pasteur à plein temps, puis à temps partiel
après son accession au poste de Doyen de la Faculté de Théologie
en 1932.
En 1910 l'Eglise de l'Etoile fit appel au pasteur Lévi
Russier. Après un bref passage à Levallois, celui-ci
revint à l'Etoile où il demeura jusqu'à l'année
1925.
Entre temps, de 1911 à 1920, l'église
de Levallois eut pour pasteurs M. Durand, puis M. Eliel Monnier,
qui conserva ce poste jusqu'à 1940.
L'église de Clichy, rattachée
à l'Etoile en 1922, était alors animée par le pasteur
Maroger, à qui succéda en 1937 M. Arbousset.
A l'Etoile M. Russier eut pour successeur M. Pierre Durand-Gasselin,
qui venait de Saintes. Le ministère de M. Durand-Gasselin connut
les difficultés de l'occupation allemande, de 1940 à 1944
l'Eglise était réquisitionnée chaque dimanche pour
un culte destiné aux soldats stationnés à Paris.
M. Durand-Gasselin quitta l'Eglise en 1947, pour raisons de santé.
Il devait mourir l'année suivante.
Dès 1924, l'Eglise accueillait un nouveau pasteur, M. André
Picard, qui était le fils du pasteur Isaac Picard, récemment
décédé. Lui aussi eut un ministère particulièrement
fécond, et les jeunes, qu'il affectionnait particulièrement,
lui gardent un souvenir très vivant d'affection et de respect.
M. Picard a cru devoir quitter l'Etoile après 27 ans, en 1951,
pour s'occuper à Châlons-sur-Marne d'une paroisse apparemment
moins lourde, mais étalée sur un vaste territoire.
Quant-à M. Henri Monnier, qui avait cessé
en 1932 ses fonctions officielles, il n'avait pas été remplacé,
d'abord en raison de la situation financière grave où se
trouvait l'Union Régionale, puis à cause des événements
de guerre.
M. René Herdt, qui avait été
pressenti pour reprendre ce poste, fut installé en 1941. II resta
pasteur de l'Etoile pendant vingt ans, et se vit alors confier les fonctions
de Président du Conseil Régional. Celles-ci ne l'éloignaient
pas trop de la paroisse qu'il connaissait si bien, et il put continuer,
plusieurs années encore, à lui apporter assez souvent sa
prédication.
M. André Barnaud vint occuper en 1951
le poste laissé vacant par le départ de M. Picard. Il devait
le conserver dix-sept ans, et son message, plein de chaleur et de pittoresque,
n'est pas oublié. Si M. Barnaud s'est éloigné de
l'Etoile, c'est pour prendre en mains l'église de Nouvelle-Calédonie,
où M. Marc Boegner, alors président de la Société
des Missions de Paris, souhaitait la présence d'un homme aussi
expérimenté.
Au pasteur Herdt avait succédé en 1962 le pasteur Richard
Sautter, qui, au départ de M. Barnaud, se trouva seul. M.
Eric Barde voulut bien assurer auprès
de lui un intérim, en attendant l'arrivée du pasteur Pierre-Jean
Ruff. Celui-ci devait lui-même démissionner en 1974,
et prendre un poste pastoral intérimaire à Bondy.
Toutes les charges de la paroisse pesèrent alors à nouveau
sur les épaules du seul M. Sautter, secondé néanmoins
par le pasteur Guiraud pour un an en attendant
la nomination du nouveau pasteur qui sera M. Calladine
qui restera pasteur à l'Etoile entre 1976 et 1982 date à
laquelle il sera remplacé par le jeune pasteur Patrick
Chong qui, lui, restera jusqu'en 1988.
Entre temps, le pasteur Sauter prendra sa retraite en 1980 (étant
aidé cette dernière année par le pasteur de
Robert) après un ministère marquant de 18 ans à
l'Etoile.
Le pasteur Sautter sera remplacé en 1981 par le pasteur Jean
Boniol qui, venant du Havre, restera 8 ans à l'Etoile jusqu'à
sa retraite en 1989. Durant cette dernière année, l'autre
poste étant vacant, il sera aidé par le pasteur Michel
Caumont qui restera deux ans comme retraité intérimaire,
la deuxième année, il sera même seul pasteur à
l'Etoile.
Le Conseil Presbytéral voudra alors choisir une toute nouvelle
équipe pastorale en nommant la même année deux nouveaux
pasteurs. Ce seront les pasteurs Alain Houziaux
qui, d'abord à mi-temps, s'impliquera ensuite à plein temps
pour la paroisse et surtout l'organisation de conférences à
rayonnement national, et le jeune pasteur Louis Pernot
qui seront nommés pour diriger l'Etoile en 1991 et la faire entrer
dans le XXIe siècle.
Cette énumération, déjà longue, comprend seulement
les pasteurs titulaires de l'Etoile. Il serait injuste de ne pas évoquer
ici leurs épouses, qui ont su, auprès des paroissiens, des
enfants, et de tant d'autres, remplir discrètement une sorte de
ministère officieux dont le souvenir n'est pas effacé. Et
on ne saurait taire les noms de ceux qui, pasteurs suffragants, ou chargés
de la jeunesse, ont contribué à l'animation de cette Eglise
: MM. Lichère, Feuillie, Weill, Castel.
L'Etoile a eu aussi nombre d'excellents collaborateurs dont l'activité
était pour elle un privilège :
à l'orgue, Madame Weber jusqu'à
1909, M. Alexandre Cellier de 1910 à 1966; puis Madame Rogé,
déjà suppléante depuis 1958 qui restera organiste
titulaire des Orges de l'Etoile jusqu'en 1995, où elle sera remplacée
par Liesbeth Schlumberger.
au poste de sacristain, M. Riffault
jusqu'à 1878, M. Wenger de 1878 à 1919, M. Wagnières
de 1919 à 1947, M. Leyssard de 1949 (en réalité 1939)
à 1975, et ensuite M. Karl qui sera le dernier vrai sacristain
de l'Etoile. Ce seront ensuite de simples "gardiens" qui occuperont
la loge du 56 avenue de la Grande Armée avec Mme Gonzalez, puis
sa soeur la tout aussi dévouée Mme Lopez arrivée
en 1991.
assistante sociale Mademoiselle Leroy,
de 1941 à 1965, et depuis cette date Mademoiselle Rolland;
assistante de paroisse, Mademoiselle
Zurcher de 1947 à 1950;
au secrétariat M. lllingworth
; M. Fontaine de 1937 à 1959; Mademoiselle Festal de 1959 à
1961 ; puis Madame Leroi jusqu'en 1975, et ensuite Mme Gérel qui
sera la dernière secrétaire salariée de l'Etoile,
jusqu'en 1994, avant que le secrétariat ne soit assuré par
une équipe de bénévoles.
Et belle liste pourrait s'allonger de bien d'autres noms de collaborateurs
bénévoles, fidèles et dévoués à
des tâches, parfois ingrates, mais indispensables à la bonne
marche d'une grande paroisse.
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Les réalisations
Tout ce qui vient d'être dit rappelle sommairement les noms de ceux
qui, au long des années, ont servi l'Etoile de toute leur foi,
de leur talent, de leurs forces, de leur dévouement. Il faut encore
contempler « dans l'espace » la trace de leurs efforts.
La construction de l'actuelle église de l'Etoile a été
l'ouvre d'une société anonyme immobilière, constituée
par les paroissiens eux-mêmes en 1873.
Vers 1877, M. Johnston acheta, avec l'accord du Conseil de l'Eglise, le
terrain situé à l'angle de la rue Denis-Poisson et de l'avenue
de la Grande-Armée, pour y édifier, à ses frais,
une école professionnelle de jeunes filles. Pour donner à
cette école les préaux qui lui manquaient, le Conseil fit
l'acquisition d'un autre terrain, à l'Ouest de l'église,
où put être aménagée aussi la grande sacristie.
Le surplus du terrain fut vendu en 1929, avec certaines servitudes, dont
l'abandon, en 1971, permet aujourd'hui le financement d'améliorations
de l'église, et des dons ou prêts à certaines autres
paroisses.
L'Eglise de Levallois, peu après l'arrivée à l'Etoile
du pasteur Isaac Picard, fut détachée des Batignolles, et
confiée à M. Vinard. L'activité de cette jeune Eglise,
partagée entre trois locaux loués, rendait nécessaire
un nouveau bâtiment, et celui-ci fut construit en 1908, sur les
plans de l'architecte Letrosne. Cette Eglise est devenue indépendante
en 1950.
Celle de Clichy, elle, demanda en 1920 à être rattachée
à I'Etoile. Elle prit son autonomie en 1942.
Les années 1924 à 1926 ont vu la réalisation de travaux
importants :
la tribune de l'orgue, après
l'installation d'un nouvel instrument, était devenue trop exiguë.
Elle fut agrandie;
à l'Ouest de l'église fut édifié un
nouveau bâtiment comprenant au rez-de-chaussée
un parloir et un
logement pour le sacristain qui s'étend aussi au premier étage.
Au second existe une vaste salle de réunions;
d'autre part l'Ecole professionnelle
ayant cessé de fonctionner, un arrangement fut conclu avec la Société
Immobilière de la Rue de Cormeilles pour la construction d'un grand
immeuble à l'angle de la rue Denis-Poisson et de l'avenue de la
Grande-Armée. Cet immeuble appartient à la Société
de la Rue de Cormeilles, qui y réserve des appartements aux pasteurs
de l'Etoile, mais il fera retour en 1982 à l'Association de l'Ecole
Professionnelle.
En 1943 l'Eglise de l'Etoile reçut en don un terrain et une maison
situés à Pouilly-sur-Loire.
L'un et l'autre étaient déjà à la disposition
de la paroisse, pour le fonctionnement de sa colonie de vacances. Cette
propriété porta le nom de « Maison Robert »,
pour commémorer le prénom du frère de la donatrice,
tombé au champ d'honneur pendant la guerre de 1914-1918. Après
avoir servi de longues années encore à la colonie de vacances,
puis de lieu de repos à des personnes âgées, elle
fit l'objet d'une expropriation pour livrer passage à une autoroute.
A la même époque 1943 - l'Eglise Réformée
de France mit à la disposition de l'Etoile une construction vétuste,
16, rue Pierre-Demours, qui appartenait à
l'Eglise Méthodiste. Ce bâtiment permit deux fois de dépanner
des pasteurs sans logement. Il servit aussi de foyer, où une équipe
de paroissiens, pendant plusieurs hivers, put accueillir des « sans-logis
».
En 1950, cette « mise à disposition » fut transformée
en dévolution, ce qui permit à la paroisse d'en faire apport
à une société civile immobilière. Elle reçut
en échange, dans la construction nouvelle, deux petits appartements
de l'immeuble édifié en façade sur la rue Pierre-Demours,
et, au fond de la cour, un bâtiment de deux étages qui est
utilisé par les groupes de jeunesse. En semaine, ce bâtiment
permet de recevoir diverses activités sociales, et notamment des
réunions d'accueil régulières, pour les personnes
âgées et isolées du quartier.
Ainsi se termine l'évocation de quelques hommes, de quelques actes,
qui ont été déterminants dans les cent premières
années d'existence de l'Eglise de l'Etoile. Rien n'a été
dit des fidèles de cette Eglise, de ceux qui se pressaient dans
la petite salle de la rue de l'Ouest, à Neuilly (aujourd'hui rue
du Commandant-Pilot), puis dans la chapelle provisoire de l'avenue de
la Grande-Armée, ni de ceux qui constituent présentement
la paroisse, et la continueront demain.
Rien n'a été dit de Dieu, qui les rassemble dans sa grâce.
C'est lui qui a permis, qui a guidé cette Eglise. Il la conduira
encore, pourvu qu'elle lui reste fidèle.
(Voir la page sur l'Orgue de l'Etoile)
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Collection de cartes postales anciennes du Temple de l'Etoile
Vous pouvez aussi aller voir la collection de Cartes
Postales Anciennes
du Temple de l'Étoile.
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